Patrick DUSSERT-GERBER MET A L'HONNEUR CETTE SEMAINE
CHATEAU MALARTIC LAGRAVIÈRE |
Sommet
Château MALARTIC-LAGRAVIÈRE
En 1803, le Domaine appartenait à la famille du Comte de Maurès de Malartic, grand serviteur du Roi de France qui guerroyait contre les anglais au Québec et dans l’Océan Indien.
Aujourd’hui, Alfred-Alexandre Bonnie fête ses 10 ans ici, et l’on pratique ici la “haute couture du vin” : terroir, cépages, clones, porte-greffe... tout est analysé dans les moindres détails pour mettre la technologie au service de la tradition, notamment en manipulant le moins possible le raisin. Du grand art. |
 L’atout majeur du Château Malartic Lagravière est son terroir situé sur une terrasse profondément entaillée par le ruisseau de l’Eau Blanche, un terroir particulièrement réputé, une superbe croupe bien exposée composée d’îlots graveleux datant de l’ère du Quaternaire, le nom même du vin évoquant déjà le sol chargé de belles graves. C’est en 1997, qu’Alfred-Alexandre Bonnie, homme d’affaires belge et son épouse Michèle, rachètent ce grand cru classé et se lancent dans un ambitieux projet de rénovation.
Le résultat est remarquable : château, parc, vignoble, modernisation du chai, cuvier octogonal qui abrite de nombreuses petites cuves correspondant à chaque parcelle qui reçoit une vinification très personnalisée, superbe chai à barriques de chêne renouvelées régulièrement chez les meilleurs tonneliers...
Aujourd’hui, le vignoble représente 53 ha de rouge (Merlot, Cabernet-Sauvignon, Cabernet Franc et Petit Verdot) et 7 ha de blanc (dominance du Sauvignon, 20% de Sémillon) et l’âge moyen des vignes est de 30 ans. Il est sous la houlette du fils d’Alfred-Alexandre Bonnie, Jean-Jacques, et de son épouse, Séverine.
Ici, chaque cep de vigne, chaque parcelle, font l’objet d’analyses, de prélèvements pour répondre à une recherche de qualité optimale. Le Second vin s’appelle le Sillage de Malartic, en rouge et en blanc.
“L’enracinement en profondeur, précise Jean-Jacques Bonnie, oblige la plante à puiser ses ressources profondément dans un sous-sol particulièrement intéressant par sa diversité géologique qui confère aux vins de complexes saveurs. Cela évite à la plante de trop souffrir en cas de grosse chaleur ou de sécheresse, les racines trouvent de la fraîcheur en profondeur et en cas de pluie, notre terroir de graves devient drainant. La maturité des raisins est donc lente et progressive, un gage de qualité certain. L’ensemble du vignoble est labouré toute l’année, aucun désherbant ni insecticide ne sont utilisés et chaque pied fait l’objet de soins méticuleux. Des amendements, d’origine exclusivement organique, sont prodigués avec parcimonie afin de maintenir la vigne proche d’un état de carence savamment dosé. Notre gestion parcellaire a notamment permis de mieux cibler les protections à apporter au vignoble. Ce suivi constant à la vigne nous permet de prendre les bonnes décisions au moment opportun avec beaucoup de précision et en suivant les principes les plus récents de la lutte intégrée.”
Il suffit de déguster les derniers millésimes pour se rendre compte que le rouge se situe parmi les meilleurs de l’appellation, ainsi que le blanc, des vins de garde.
Rouge 2005 : un très grand vin dont la structure permet 88% de fûts neufs, au nez complexe où dominent les épices, la vanille et des notes de fumé, de couleur pourpre, velouté, avec de la matière et du fruit, concentré, très prometteur.
Rouge 2004 : très beau vin, très classique du millésime. Belle robe soutenue, au nez intense, avec des senteurs de fruits mûrs (cassis et framboise) et de réglisse, un vin plein, dense et corsé, avec des tanins bien présents auxquels il faut donner le temps de s’arrondir.
Rouge 2003 : remarquable par sa puissance et sa concentration d’arômes. Un beau vin, très équilibré, de bouche riche et complexe dominé par les fruits cuits et le poivre, prometteur.
Rouge 2002 : un vin concentré, de couleur profonde, tout en nuances d’arômes (griotte, cannelle, grillé), aux tanins fondus mais très riches.
Rouge 2001 : avec ces notes intenses de fruits bien mûrs et d’épices, un vin de très bonne bouche, gras et charnu, aux tanins soyeux, de très bonne évolution.
Blanc 2005 : superbe. Très représentatif de ce très grand millésime qui lui confère ce gras et cette saveur, un vin très charmeur, très parfumé (pain grillé, abricot), d’une grande distinction, prometteur.
Blanc 2004 : exceptionnel par sa fraîcheur et son intensité aromatique. Grand vin qui fleure les fruits frais (agrumes), de bouche ample, très subtil, à la fois suave et nerveux, d’une longue finale.
Blanc 2003 : beau vin riche et souple, aux notes de bruyère et de pamplemousse, un vin ample et gras en finale.
Blanc 2002 : ampleur et subtilité d’arômes (petits fruits frais, chèvrefeuille...), une bouche très élégante, à la fois vive et suave, un vin très prometteur.
Blanc 2001 : superbe. Finesse, équilibre, ampleur, un grand vin très charmeur, riche en arômes comme en bouche, d’une suavité subtile et persistante. |
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NOS COUPS DE CŒUR DE LA SEMAINE
Domaine de DEURRE
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Un domaine de 50 ha, planté sur un terroir argilo-calcaire avec des cailloux en surface. Remarquable CDR-Vinsobres Les Rabasses 2004, très bien élevé, au nez de cerise confite et d’épices, très corsé, charnu, très savoureux, aux nuances subtiles d’humus, de mûre et de poivre en bouche. Séduisant CDR blanc cuvée JM Valayer 2006, fermenté et élevé 7 mois en barriques, à la fois nerveux et rond, finement bouqueté, au nez de pêche et de noix fraîche.
Jean-Claude Valayer RN 94 26110 Vinsobres Téléphone :04 75 27 62 66 Télécopie :04 75 27 67 24
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Domaine de BARROUBIO
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Une place toujours très enviable dans le Classement pour ce domaine qui s’étend sur 52 ha dont 17 plantés en Muscat de Saint-Jean-de-Minervois et 9 en Minervois. On se fait donc plaisir avec ce beau Minervois rouge cuvée Jean Miquel Vieilles Vignes 2004 (80% Carignan et 20% Grenache, fort bien élevé 12 mois en barriques de 4 vins), un vin coloré, de bouche puissante et dense, aux nuances de framboise, d’humus et de réglisse, d’une structure soutenue, charnu, d’une finale complexe. Excellent Minervois Marie-Thérèse, d’une belle charpente, un vin avec de la matière et des tanins, aux arômes de fruits rouges et de sous-bois, de bonne évolution. Le Minervois rosé est parfumé et charmeur, parfait sur une quiche, par exemple. Séduisant Muscat Saint-Jean-de-Minervois cuvée Nicolas 2005 (Muscat à petits grains), un vin suave avec une bonne pointe d’acidité qui parfait son équilibre, subtil avec ces notes de petits fruits frais, de lys et de tilleul, tout en finesse et en arômes, vraiment charmeur. Raymond Miquel 34360 Saint-Jean-de-Minervois Téléphone :04 67 38 14 06 Télécopie :04 67 38 14 06 Email : barroubio@club-internet.fr
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Château CANON-CHAIGNEAU
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 À la tête de son appellation avec ce Lalande-de-Pomerol 2005, de couleur brillante, avec des arômes nets et complexes, de très bonne intensité, aux notes de cuir et de pruneau confit, gras et charnu, vraiment très réussi, de garde. Le 2003, très aromatique, est bien équilibré, au nez subtil où dominent le cuir et la griotte, d’une très jolie concentration en bouche, aux tanins présents et savoureux, légèrement épicé comme il se doit. Le 2002 est très bon, au nez où s’entremêlent des notes d’épices et de fruits mûrs, un vin riche, très équilibré, d’une belle longueur, de bouche puissante. Le 2001, charpenté, de belle robe soutenue, ample et distingué en bouche, au nez légèrement épicé, aux tanins bien fondus, est très charmeur et mérite d’être attendu pour profiter de son potentiel. Le 2000 est remarquable, riche et subtil au nez comme en bouche, aux nuances de fruits macérés et de sous-bois, de garde. Le 99 est vraiment très agréable aujourd’hui, très coloré, où se mêlent la griotte et l’humus, aux nuances épicées, dense, d’une base tannique harmonieuse, de très bonne charpente, très abordable. Beau 98, de bouche dense, aux tanins bien fondus, un vin où s’entremêlent des notes de petits fruits rouges à noyau bien mûrs, d’humus et de réglisse, typé, de bouche très harmonieuse, parfait sur un civet. Rédégusté cette année, le 96 est remarquable, tout en couleur et en matière, au nez subtil dominé par des arômes persistants de fumé, d’humus et de cerise noire, un vin très équilibré, de bouche bien ample. Famille Marin-Audra BP 2 33500 Pomerol Téléphone :05 57 24 69 13 Télécopie :05 57 24 69 11 Email : louis.marin@wanadoo.fr |
CHATEAU PERAYNE
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AU SOMMAIRE CETTE SEMAINE
A LIRE

A VOIR EGALEMENT
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Le site de Patrick Dussert-Gerber |
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Aucune marge n'est prise sur les ventes |
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Le site de Millesimes |
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Une selection de Grands Vins |
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NOS AUTRES SITES THEMATIQUES
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CLASSEMENT PROVENCE-COTE D'AZUR-CORSE
PROVENCE ROUGES
En Bandol, en Coteaux-d’Aix, en Corse, en Coteaux Varois ou en Côtes-de-Provence, le Classement permet de frapper à la bonne porte pour avoir accès aux grands vins. Ils sont élevés par ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Clairette, Rolle ou Ugni blanc, dans ces terroirs complexes, argilo-calcaires, caillouteux, graveleux ou sableux. Ceux-là élèvent des vins formidables dans toutes les appellations provençales. Ce qui compte ici, c’est le rapport qualité-prix-plaisir, associé à une typicité réelle, sans se laisser prendre au jeu des cuvées spéciales, plus “typées” par leurs vinifications trop sophistiquées que par un véritable terroir.
PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS
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AUTRES APPELATIONS
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COURONNE DE CHARLEMAGNE (Cassis) CRÉMADE (P) MAESTRACCI (C) ORENGA DE GAFFORY (C) PERALDI (C) TRIANS (CV) FONTLADE (CV) LOOU (CV) TORRACCIA (C) FIUMICICOLI (C) GENTILE (C)
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DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS
BANDOL |
FONT-VIVE NOBLESSE* (LA ROQUE) SUFFRENE (BARTHÈS) LES LUQUETTES
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COTES-DE-PROVENCE
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ASPRAS (BASTIDIÈRE*) (BERNE) (CRESSONNIÈRE*) CURÉBÉASSE (GALOUPET*) (ROQUEFORT) ROUVIÈRE (BRIGUE*) (FERRAGES*) (GRANDE PALLIÈRE) (PAS DU CERF)
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COTEAUX D'AIX/DES BAUX |
(LES BÉATES*) BEAUFÉRAN (BELAMBRÉE) FONSCOLOMBE* (GLAUGES DES ALPILLES) SAINT-JULIEN* (CALISSANNE) SAINT-JEAN (Cellier de SAINT-LOUIS)
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AUTRES APPELATIONS
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ALISO ROSI (C) Clos d'ALZETO (C) AUGIER (Bellet)* FOGOLAR (Bellet)
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TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS
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COTES-DE-PROVENCE
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(MALAUTIERS*)
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COTEAUX D'AIX/DES BAUX |
(BEAUMET) FOULEURS de SAINT-PONS
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AUTRES APPELATIONS
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Celliers QUATRE TOURS (VIGN. ROY RENÉ)
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PROVENCE ROUGES
IMPORTANT : l’exceptionnel rapport qualité-prix de plusieurs crus de ce Classement, dans toutes les catégories, explique leur place par rapport à d’autres crus plus connus (et souvent bien plus chers), voire par rapport à des cuvées (très) “spéciales” (ou autres “vins de garage”) qui n’ont rien à voir avec l’entité du vignoble (généralement absentes de ce Classement) Il faut donc tenir compte du prix pour comprendre qu’un très grand vin, intrinsèquement sur le plan du terroir, mais très cher, peut être dans une catégorie semblable qu’un autre vin, peut-être moins connu, plus modeste, mais dont le rapport qualité-prix-plaisir est excellent. Comme dans l’ensemble des autres Classements, cela ne remet bien entendu pas en cause le très haut niveau qualitatif du vin le plus réputé (et donc le plus cher). Il esiste également une hiérarchie interne à chaque catégorie, qui décline donc tout naturellement le Classement, les “Premiers” des Troisièmes Grands Vins Classés par exemple étant très proches de la catégorie supérieure.
Le but de ce Classement n’est donc pas de “comparer” tel ou tel cru, et encore moins telle ou telle appellation. C’est dans son appellation qu’il faut situer le Classement de tel ou tel vin, par rapport aux autres vins de sa même appellation. Chaque cru retenu possède son propre caractère et demande à être apprécié en tant que tel, sans faire une comparaison avec tel ou tel autre. Le seul fait d’être dans ce Classement (ouvert à tous) est un gage de qualité, et le rapport qualité-prix-typicité est le seul critère retenu. Les absents le sont généralement faute d’un nombre conséquent de millésimes dégustés ou n’ont pas (encore) été sélectionnés.
Ce Classement n’est pas statique, situe tel ou tel vin par rapport à des dégustations, et est donc régulièrement réactualisé. Il ne peut et ne doit pas être confondu ni comparé avec aucun autre classement, officiel ou non, qui emploierait le terme de “cru classé” ou “grand cru” ou “grand vin” ou n’importe quel autre terme, et ne remet bien sûr pas en cause un classement officiel existant, s’il en existe.
* Peut mériter mieux dans certains millésimes. Dans toutes les catégories, le cru peut alors parvenir à la tête de la sienne, voire passer dans une catégorie supérieure. (--) Classement relatif à l'heure actuelle, qui devrait se confirmer, dans un sens comme dans l'autre, en fonction de l’évolution des prochains millésimes.
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